5000 bornes vont mettre à jour 60 millions de cartes.

 

ême si l'on ne déploie que 5.000 bornes à 8.000 francs , l'investissement de départ représente quand même 40 millions. Avec la maintenance, la CNAM annonce un coût global de 100 millions de francs sur cinq ans. Je ne peux croire que, comme n'importe quel industriel le ferait (quoique, il paraît que pour être PDG du Lyonnais...), la CNAM et le GIE n'ont pas réalisé une étude technico-économique du déploiement des bornes, parallèlement à l'étude fonctionnelle.

'étude technique devrait permettre de savoir quel est le rythme prévu de mise à jour d'une carte Vitale 1 et 2. Tous les scolaires et étudiants passent à la borne au moins une fois par an, pour la rentrée scolaire. Il faudrait peut-être en prévoir dans les cliniques et hôpitaux: chaque fois qu'une intervention chirurgicale est d'une cotation supérieure à K 50, la couverture sociale du patient est modifiée (il bascule à 100%), rendant indispensable un passage à la borne. Je rigole, en fait, il n'est même pas prévu de stocker ce type d'information dans les cartes. Ça répond à la question.

'étude ergonomique devrait permettre de savoir comment les illettrés ou les personnes âgées par exemple vont mettre à jour leur carte. On a dû étudier la durée moyenne d'une màj sur une borne en fonction des catégories sociales ou du niveau de formation des individus. Et si je dis qu'il faut prévoir une personne en permanence auprès de chaque borne pour aider les assurés à faire leur màj, on va encore me traiter de tous les noms. Sans compter ce que ça va coûter. Remarque, 5.000 emplois de trouvés, ça fait l'affaire de certains (note perfide: 5.000 emplois à 250.000 francs/an/emploi = 1,25 milliard par an, une paille).

'étude fonctionnelle devrait étudier le problème du remplacement des bornes par une télé mise à jour chez le PS. Répartition des màj entre les deux techniques, calendrier. Ah oui, j'oubliais, les médecins ne veulent pas entendre parler de màj dans leur poste de travail. Remarque, on pourrait se faire un petit décret pour les obliger à le faire, on a des types qui rédigent très bien ce genre de textes, à la direction de la sécu.

l n'y a effectivement pas d'imprimante dans la borne présentée par Ascom Monétel. Il faut expliquer comment le porteur de la carte se fera délivrer une attestation "papier" reflétant les données figurant sur sa carte. Je rappelle qu'il est indispensable que les assurés conservent une carte papier pour pouvoir prouver leurs droits en cas de défaillance du dispositif de lecture de la carte (ou tout simplement en cas de perte). J'aimerais bien que M. le directeur de la CNAM réponde à cette question simple: le porteur d'une carte Vitale sera-t-il muni, oui ou non, d'une copie papier traduisant le contenu de sa carte à puce? En clair, adjoint-on à la carte d'assuré actuelle une carte à puce, ou la carte papier disparaît-elle (j'aide: deux réponses possibles: oui on conserve la carte papier, non, on ne conserve pas la carte papier).

n porteur de carte peut-il se présenter devant n'importe quelle borne en France pour mettre sa carte à jour ou doit-il se rendre dans un centre donné pour effectuer sa màj? Autrement dit, est-il prévu de mettre les bornes en réseau autour d'un fichier central national, similaire au centre national de contrôle des CB, (sauf qu'au lieu de contrôler quelques millions de cartes bncaires, il s'agit maintenant de plus de 60 millions de Vitale) ou est-il prévu de déployer des réseaux départementaux par exemple?

 

votre avis, combien de fois faudra-t-il mettre sa carte à jour chaque année?

Ou bien il y en a beaucoup, et il va falloir augmenter sérieusement le nombre de bornes, ou bien il n'y en a pas beaucoup, et ça repose la question de l'utilité de la carte. Parce que si les infos qui y figurent ne sont que rarement modifiées, à quoi ça sert?

 

 

En plus, faudra m'expliquer comment on va motiver les assurés pour se déplacer de plusieurs kilomètres et faire la queue pendant des heures devant une borne (qui bien sûr sera fermée au moment où leur tour arrivera: l'heure, c'est l'heure, surtout pour la fermeture des bureaux de la sécu).

 

ourquoi ne demande-t-on pas par exemple à la SNCF ce qu'ils pensent de ce genre de bornes? Ça ressemble beaucoup au système de billeterie automatique que l'on trouve dans les gares.

La différence, c'est que contrairement à la CNAM, la SNCF a fait les études nécessaires sur le plan de l'ergonomie ou de la protection des machines. Le résultat n'a pas grand chose à voir entre une borne sécu et une machine à billets SNCF. Mais au moins on peut acheter son billet dans la machine. Et prendre le train avec. Elle marche la machine de la SNCF.

La borne Ascom Monétel, à part implantée dans un salon du XVIe arrondissement ou au MEDEC, bien protégée du public, je l'imagine mal aux prises avec un gamin de 10 ans. Tu vas voir si c'est pas drôle de bourrer la petite fente avec du chewing-gum, des fois.

La variante trombone restant malgré tout une valeur sûre.


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